Accueil Actualités comment le neuf cherche à se réinventer

comment le neuf cherche à se réinventer

5 minutes de lecture

Depuis le confinement, tous les professionnels de l’immobilier neuf veulent construire autrement afin de mieux répondre aux problématiques sanitaires et au confort des particuliers. Le sujet numéro un pour les acheteurs, comme le constate Antoine Desbarrières, directeur de Qualitel, est la superficie, qui s’est réduite d’année en année : « Si l’on reprend l’enquête nationale sur le logement, pour les pièces principales, nous sommes passés de 50,8 m² à 42 m² entre 1988 et 2013, soit une baisse de 17 %. »

Une tendance réversible lorsque les pouvoirs publics et les professionnels parviennent à nouer des accords sur le foncier : « Les villes comme Saint-Ouen ou Nanterre mettent en place des cahiers des charges exigeants, qui prescrivent des superficies supérieures à la moyenne pour les chambres ou pièces à vivre, à des prix de vente maîtrisés. La contrepartie est alors un prix de vente du terrain moins onéreux », indique Olivier Bokobza, directeur général BNP Paribas Immobilier Résidentiel.

Modularité

Faute d’accords systématiques, les promoteurs optimisent les surfaces en limitant les couloirs et dégagements ou en proposant davantage d’espaces communs dans l’immeuble : « La réponse viendra de la modularité des appartements. Nous essayons d’imaginer des biens plus faciles à aménager et à transformer en bureau par exemple. En attendant, nous mettons l’accent sur les espaces partagés comme les chambres d’hôtes dans les immeubles à réserver depuis une application, les salles de sport communes, ou encore les espaces de coworking, d’une quarantaine de mètres carrés en pied d’immeuble. Notre objectif est d’en construire davantage sur nos programmes à venir », indique Helen Romano, directrice générale du pôle résidentiel de Nexity.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après la vague d’achats immobiliers post-confinement, place à l’incertitude

Le besoin d’espaces extérieurs figure aussi parmi les principales revendications des acheteurs depuis le confinement. La quasi-totalité des promoteurs proposent déjà 90 % à 95 % d’opérations avec balcons, terrasses ou loggias pour chaque appartement, et comptent tous essayer d’approcher les 100 %.

Car ces prestations ont un coût, notamment dans les villes où les prix du foncier sont particulièrement élevés, comme en petite couronne francilienne : « Le plan local d’urbanisme nous freine parfois dans la construction », explique Marc Villand, président de la Fédération promoteurs immobiliers (FPI) Ile-de-France. « La surface de plancher tient compte des espaces extérieurs, ce qui nous oblige, sur certaines opérations, soit à réduire la taille des logements soit à ne pas réaliser de balcons ou de terrasses pour que l’opération tienne sur le plan économique. »

Il vous reste 69.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Découvrir davantage d'articles

Regardez aussi

comment acheter au bon prix ?

Comment éviter de payer le prix fort pour un logement alors que l’évolution du marché immo…